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mardi 16 juin 2015

Airboy, la critique:

Airboy, Robinson & Hinkle.


Eric Stephenson; éditeur chez DC appelle un de ses scénaristes, James Robinson afin de lui proposer d’écrire un reboot d'"Airboy", un super-héros tombé dans l'oubli malgré son ancienne popularité. James Robinson est lui aussi ancré dans le passé, ayant connu la célébrité dans les années 80 il peine à se réinventer dans le monde du comics. Ayant donc besoin d'argent, il est forcé d'accepter la proposition de Stephenson. Comme nombreux écrivains ayant passé leur heure de gloire il fait face au syndrome de la page blanche et décide, poussé par sa femme, de se faire aider d'un dessinateur: Greg Hinkle.


Robinson et Hinkle nous plonge donc dans l'univers intérieur du comics: son processus de création et ainsi nous donne une vision interne de cette industrie. En effet, le dessin est tout à fait approprié, se plaçant plutôt du coté de la BD franco-belge que du comics américain. On peut d’ailleurs vois un contraste entre le visuel d'Airboy et celui des autres caractères, Hinkle n'utilisant pas du tout la même palette de couleur.


En plus de nous offrir un angle de vue du comics tout à fait différent, Airboy traite d'un sujet qui s'avère assez présent en ce moment en faisant directement échos au film de Alejandro González Iñárritu, Birdman. En effet, tout comme Riggan Thompson (protagoniste du film), James Robinson tente de retrouver la gloire à laquelle il a précédemment goûté tout en se détachant du héros populaire qu'il a crée vingt ans auparavant et que les gens aiment tant. Aucun des deux personnages n'acceptent leur sort et sont poussés dans une certaine folie les détachant de leur réalité (que ce soit une forme de schizophrénie ou l'alcool et la drogue).


Malgré un angle de travail et un sujet de fond assez intéressant, Airboy appairait un peu comme un recueil de clichés: un auteur oublié qui n'arrive plus à créer et qui grâce à la drogue et l'alcool fini par y parvenir, ou pas? Une histoire donc un peu bateau à laquelle on ajoute quelques touches de vulgarité totalement disproportionnées par rapport aux autres scènes et sans grand intérêt pour l'intrigue.

Finalement, si la fin tente de surprendre le lecteur , Robinson utilise une mise en abîme vue et revue qui gâche toute intention d'originalité.

N'ayant pas de connaissance sur la bibliographie de l'auteur et qu'une très légère introduction sur le comics en général, je donne là une critique d'Airboy d'un point de vue totalement neutre et surtout novice. Si Airboy parait avoir un certain succès auprès des connaisseurs, il touchera certainement moins les amateurs.

Eloïse Couffon, Stagiaire