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samedi 23 mars 2013

Lecture du moment : Orchid


Devant l'offensive des autres éditeurs de comics en VF sur les titres Images, Dark Horse, etc , Panini se devait de réagir. Heureusement, et contrairement à d’autres, Panini a su faire mieux qu’éditer les fonds de tiroir de Warren Ellis. L’éditeur des célèbres vignettes nous propose ici de découvrir le monde merveilleux et violent d’Orchid, paru initialement chez Dark Horse aux USA.

L’histoire se situe sur Terre, des années après que celle-ci ai été dévastée. En effet, les négligences écologiques de l’humanité ont engendrées un grand nombre de catastrophes qui ont provoqué des dérèglements massifs de la chaîne alimentaire ainsi qu’une importante montée des eaux. Ces grandes difficultés n’ont fait qu’accentuer les disparités sociales pré-éxistantes, et alors qu’une petite élite vit dans un confort relatif dans les hauteurs, les plus modestes sont confrontés à la cruauté et à la sauvagerie de ce nouveau monde.

Alors que la première tentative de révolte menée par le général Chine, un homme masqué à la puissance hors norme, a été réprimée il y a quelques années, son masque est désormais de nouveau entre les mains des rebelles. Une jeune prostituée, Orchid, se retrouve alors entrainée dans une quête périlleuse à laquelle elle aurait préféré échapper...

Tom Morello, ancien guitariste de Rage Against The Machine explore ici des thématiques qui lui sont chères : l’écologie et les disparités sociales. Il les traite à travers le prisme d’une société future basée sur les abus de notre société actuelle afin de nous faire prendre conscience des conséquences que ces derniers pourraient engendrer.  

On retrouve dans son écriture des codes propres à la fantasy et à la quête initiatique qui collent parfaitement avec l'univers qu'il construit dans Orchid. Les ellipses et autres flashbacks qu’il incorpore à son récit peuvent déstabiliser le lecteur peu attentif et sont probablement la manifestation du manque d’expérience du “jeune” scénariste. Cependant, la qualité globale du titre rattrape largement les quelques problèmes de narration qu’à pu rencontrer Morello et nous assure un bon moment de lectures.

Graphiquement, si je n’ai pas été conquis au premier regard, il me faut bien avouer qu’au fur et à mesure de la lecture on se laisse enchanter par la manière dont Scott Hepburn met en image l’univers créé par Morello. La faune et la flore qu’il met en scène sont à la fois singulières et familières,  ses dessins sont dynamiques et le tout est bien maitrisé.

On espère que le tome 2 (qui devrait aussi être le dernier) saura profiter de l’aspect introductif des premiers numéros pour aboutir à une conclusion satisfaisante. En attendant, je ne peux que vous inviter à découvrir ce premier tome qui est une belle nouveauté.

Rémi