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mercredi 25 mai 2011

Les lectures du moment, Northlander, Ace-Face et Supergod

La Bd anglo-saxonne est très présente en ce moment dans les catalogues des éditeurs français.

Panini, en possédant la licence Marvel - DC, est sur le haut du pavé, meme si parfois on peut repprocher bien des choses à l'éditeur italien, que ce soit le choix des titres, le prix des collections, la politique de réimpréssion ou encore la traduction.
En tout cas, Panini a décidé de publier (enfin) la très bonne série Northlanders, et le premier numéro donne bien le ton de cette série!

Northlanders est un comic book publié par DC Comics sous le label Vertigo. Les histoires racontées sont purement fictionnelles mais se déroulent à diverses époques et moment clés de l'ère viking. Northlanders est entièrement scénarisé par Brian Wood et différents artistes illustrent chaque histoire complète. Massimo Carnevale a peint la couverture de tous les numéros jusqu'ici. Le premier numéro a été publié aux Etats Unis le 5 décembre 2007


Le tpb sorti en français réuni les 4 premiers épisodes de la série, illustré par Davide Gianfelice (Wolverine, Daredevil)

C'est donc la moitié de l'histoire Sven le revenant que nous avons droit, et espérons que la suite et fin va paraitre très rapidement car on reste littéralement sur notre faim à la derniere page, captivé par cette histoire d'un viking qui retourne sur la terre de ses ancetres pour récupérer l'héritage de son pere, ancien chef de tribu.
Sven n'a que faire du pouvoir et de regner sur un lotin arride et gelé.
Lui prefere la vie de pirate dans l'eau de mediterrannée, les femmes de Constantinople...

Notre ère n'a pas encore mille an, mais déjà le multiculturalisme des villes est plus attrayant pour Sven que les vieilles légendes du nord.
L'attrait de l'argent semble être la raison profonde du retour de Sven sans son archipel natal des Orcades, mais au fur et à mesure du récit, on comprend que d'autres raisons l'on poussé à revenir.

Amour, fierté et rédemption se mêle tous le long des pages, scénarisé par Brian Wood, le géniale auteur de DMZ et Local, l'histoire est plus ancré dans l'action que dans la fresque historique (pour ça lisez plutôt Vinland Saga), l'essentiel repose sur les rapports humains et le peu de considération pour la vie.
Le dessin de Davide Gianfelice s'accorde parfaitement avec l'ambiance, et les scènes de combat sont saisissante de réalisme.

Une nouvelle série Vertigo qui vous est conseillé par Apo (K) Lyps comics!

note: 7.80/10

à noter que Davide Gianfelice sera le week-end en huit au festival Strasbulles.




Deuxième lecture du moment, un livre (ou bien 2?) édité par un de nos éditeurs préféré, à savoir Ca & La.
Cet album est double, car il comporte deux histoires, qui traite du même sujet (à savoir un brillant et drôle hommage à la bd de super héros des années 80, notamment les productions DC - Marvel) mais de manière bien différente.
Un Flip-book comme on dit.

Ace- Face, le mod aux bras de métal est l'une de ses deux histoires, elle nous raconte comment Colin Turney est né sans bras, et son oncle (un scientifique à la Doc Brown dans "Back to the futur") qui justement avait fabriqué des bras mécaniques va lui en faire cadeau, le hasard est parfois bien fait!




Mike Dawson, puisque c'est lui l'auteur de ce bijou, doit être un grand fanboy, son livre est éprit de culture super - héroïque, de la page "fiche technique", au nombreuses références (notamment à Spidey tout au long de l'histoire) et la forme elle même (on dirait une compilation de back up revenant sur diverses aspects importants de la vie de Colin).
Mike Dawson n'oublie jamais qu'il est anglais, même s'il vit depuis longtemps aux USA, mêlant humour so british à la musique des Who ( Colin en fan, on le voit jusque sur son costume) et aux phénomènes de bande (c'est un mod, version trendy chic des skins originaux).
Le nom de Super de Colin est un hommage au film des Who sur la culture Mods, le cultissime " Quadrophenia" et au personnage interprété par Sting.


Né en 1975 en Ecosse, Mike Dawson vit aux Etats-Unis depuis l’âge de 11 ans. Son premier roman graphique, Freddie et Moi (édition Rackham) racontait sa passion pour le groupe Queen. Il a collaboré à de nombreuses anthologies, notamment avec Alex Robinson (De Mal en Pis). Ace-Face est son deuxième livre, paru aux Etats-Unis en 2009 chez Adhouse Books.

En plus de Ace - Face la version française est complété par Jack et Max (dont des histoires inédites exprès pour l'édition française dixit Mike sur son blog ), les aventures de deux garnements, deux frères que deux ans séparent, qui passent leur temps à se chamailler, en usants et abusants de leurs superpouvoirs!

L'un a des pouvoirs de télékinésie, l'autre de téléportation, et quand ils s'en servent c'est rarement pour faire le bien , mais plutôt pour s'embrouiller, au grand dam de leur père qui lui peut remonter le temps.

Drôles, tout le temps,  bêtes un peu, méchants parfois, ses garnements rendent fous ce pauvre père, l’empêchant de mener à bien ses expériences temporels.
Construits sous forme de courtes saynètes, on est presque triste de le quitter quand le livre se finit.

C'est pas grave, une deuxième lecture de Ace - Face, puis encore Jack & Max, et encore, et encore, et encore...

note: 9/10

Dernière chronique de l'article mais non des moindres, il s'agit du tant attendu "Supergod" de Warren Ellis et Garrie Gastonny.

Enfin disponible en français la fin du triptyque d'Ellis sur les supers.


Par ou commencer pour parler de ce titre tant attendu après le choc "Black summer" et "No hero"?
déjà on peut dire que la traduction est bien faite, comme toujours pour les éditions de Milady Graphics.
L'histoire?
Un scientifique anglais, dans Londres sous apocalypse, semble avoir une conversation ( un monologue?) avec un "surement" homologue américain.

Il va nous raconter l'aventure scientifique de la création de dieux au xxeme siècle.
Bien sur il va faire ça avec un flegme typiquement britannique, au plein milieu de sa capital en déliquescence.

On comprend vite ou veut en venir Warren Ellis, tout simplement nous éviter la lecture du futur livre de Grant Morrison.

On le lira quand même, car Supergod laisse un arrière gout en bouche, un gout d'inachevé.

Entendant nous, l'album est bon, l'histoire se tient, mais parfois la simplification l'emporte trop sur le récit, et puis certains personnages qui semblent prépondérants manques de charisme, notamment le Supergod ricain.
Oui, ça doit être volontaire, mais Ellis a perdu un truc en chemin, son humour!
Le coté volontairement doctorale donne une sensation décalé entre l’événement présent (la fin de Londres) et la manière dont les événements passés sont présentés, et au début c'est drôle, puis ça devient c'est chiant.
Un exemple, plus le joint ce consume, plus le mec est sérieux...
Vous comprendrez en lisant, car on vous invite et encourage à le faire, mais on préférera Black Summer et No hero, car la le cours de géopolitique pour les nuls et l'explication de l'envahissement de l'Irak d'un point de vue hégémonique par L’Empire est un peu trop simpliste pour être totalement crédible.

Le dessin est bien , mais sans plus, il va bien avec le récit, sans fioriture sobre, direct, mais sans éclat non plus, on est surement plus fan de Ryp parce que adorateur de Big Guy...

En conclusion, une petite déception  par rapport à l'attente, mais cela reste un comic de bonne facture.

note: 8,3/10