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mercredi 8 décembre 2010

Disney le bilan


Il était une fois une merveilleuse histoire d'amour entre des vendeurs d'autocollants italiens et un éditeur de bds américain.
Et comment l'arrivé d'une souris dans la maison des idées peut faire trébucher ce mariage.
Ou pas.

On va essayer de "glamourisé" un peu cette histoire, et peut être réussir à en intéresser certains?

Dans les années 90, Marvel cartonne, enfin surtout au début, avec des dessinateurs comme Jim Lee ou encore Todd McFarlane, des millions d'exemplaires se vendent, avec des dizaines de variants du même n° pour augmenter les ventes, mais hélas la donne va vite changer...
Les dessinateurs poules aux œufs d'or décident de fonder Image, le manga débarque, les jeux vidéos participent à la fuite des lecteurs... et le public ne se renouvelle plus comme avant.

Marvel aide même certains lecteurs à les abandonner en abusant du crossover et autres saga qui ne servent à rien si ce n'est vendre du papier ( si vous voulez des exemples, demandez...)
Marvel cherche à se diversifier et se paye une glace et un petit pain italien:
Panini.

En 1994, Marvel s'en paye une tranche!
 Marvel revendra Panini en 1999, perdant au passage 400 millions de $.
Suite à la faillite de Marvel en 1996, l'éditeur européen Panini a obtenu un deal très pépère, lui donnant la licence des titres de Marvel à travers l'Europe, y compris la possession de  Marvel U.K.. Tandis que des termes très favorables ont été renégociés depuis, il a vraiment permis a Panini de fonder un large réseau de distribution  vendant des comics populaires pour lesquelles ils ont à peine payé quoi que ce soit. Malin l'italien est.

Ces derniers temps ils ont continué à exploiter cette relation, avec des tas de comics de Marvel chez les marchands de journaux et des livres brochés  sur les étagères des librairies.


 Panini est très présent sur les marchés allemand, espagnol, français et italien , mais ils ont aussi le droit de produire leurs propres titres.
Panini s'est, avec succès, étendu partout en Europe et en Amérique du Sud au point  d'être le représentant international de Marvel. En effet, quand ils ont commencé à s'étendre, ils ont utilisé la faillite de Marvel pour négocier un deal ou pendant un certain nombre d'années ils n'ont pas eu à payer d'honoraires de licence pour le Marvel Universe. Mais le rachat de Marvel par Disney va peut être modifier la donne pour Panini, et spécialement dans son pays d'origine, la Ritalie.

Parce qu'en Italie, Disney n'est pas juste une société de licence comme ils le sont dans reste du monde, ils sont le plus grand éditeur de magazines de bandes dessinées d'Italie.

Pendant environ quarante ans, la franchise de Disney en Italie a été accordé à un autre éditeur : Mondadori, qui a non seulement réimprimé le matériel américain mais qui, des les années 40, produisait son propre contenu  Disney avec des standards de production incroyablement hauts. Hélas, on ne voyait pas souvent ses bds  à l'extérieur de l'Italie. Le Mickey italien,  Topolino se vendait autour de 1,5 millions de copies par semaine à l'époque et se vend toujours presque un demi-million aujourd'hui, avec Disney comme éditeur.
Chaque copie de Topolino inclut un Mickey et une histoire de Donald produite en Italie, chacune autour de trente ou quarante pages, mais aussi des histoires plus courtes et des réimpressions d'histoires plus anciennes.


Il y a aussi un certain nombre de magazines Disney en mensuels qui réimpriment surtout des histoires des années soixante. Deux cent mille pages de travail original existent chez Disney Italie , ainsi que des spin-off de superhéros (par exemple Donald Duck Paperinik), lourdement  l'influencé par la collaboration Stan Lee/Jack Kirby. Et bien sûr, Mickey X, où Mickey Mouse est interprété comme un thriller avec Mickey en détective privé examinant des mystères surnaturels.

Disney a repris la publication de ces livres il y a quinze ans après l'observation du fonctionnement du marché italien et les raisons de leur succès. Ils fondèrent leurs propres bureaux et, dans de nombreux cas, transférèrent simplement les contrats de rédacteurs et des travailleurs indépendants de Mondadori à Disney sans interruption dans les publications. Ils gardèrent les mêmes formats et la numérotation. Le plus grand changement fut que les créateurs des bandes dessinées commencèrent à être crédités pour leur travail.

Le fait que Disney possède Marvel implique que Panini en Italie fait son business en imprimant des histoires dont les personnages appartiennent à Disney, et concurrencent donc Disney Italie.

L'histoire se répétera-t-elle ?
Disney va t il retirer la licence à Panini et continuer les publications de Marvel de leurs bureaux italiens, privant ainsi Panini de ce qui finance beaucoup de leurs autres opérations et expansion ?
Parce que les comics ça rapporte à Panini!


Iront-ils plus loin, en  fondant des bureaux dans des pays européens différents ou en utilisant des maisons d'édition de Disney existantes déjà? Reprendront ils à Panini la licence? Sera t elle négociée  pays par  pays ?


Ou achèteront-ils Panini et obtiendront soudainement une percée massive sur le marché britannique, sur lequel ils sont actuellement inexistants et qui prendraient trop de temps à percer( le résultat ne se ferait sentir que dans des années) ?

De plus est ce que Marvel U.K. va survivre à cette nouvelle donne?

Questions, questions, questions …

Marco Lupoi, le chef  de Panini Italia  a répondu aux rumeurs en disant:
"En ce moment, nous ne pouvons pas en dire beaucoup. Pour le moment notre licence est encore valable pour quelques années, quant aux prochaines années … mais sûrement que Disney donnera une super augmentation à Marvel et au contenu multimédia lié à Marvel". Sur son blog, il a exprimé des tas de pensées positives, tout en réussissant à ne pas mentionner comment cela peut affecter  Panini.

Autre solution possible, Marvel/Disney vend une licence à Panini pour l'extérieur des USA, pour l'Amérique du Sud et l'Europe, consolidant son réseau. Et ce réseau établi est celui que Disney pourrait utiliser par la suite s'il décide de retirer cette licence et étendre ses propres opérations de publication de comics avec des titres de Marvel déjà établis dans ces territoires.

1. La Question du Studio  Boom. Récemment les Studios  Boom ont passé un accord de licence avec Disney, publiant initialement une ligne de titres Pixar comme Cars, Nemo, The Incredibles et Monsters, Inc. Ils ont alors pris les droits de  Mickey Mouse et  de Donald Duck . Ces titres pourraient être directement publiés par Marvel désormais.

2. La Question de Distribution de Livre de Diamond. Diamond distribue les comics Marvel ainsi que les livres brochés aux librairies généralistes et au comic shops. Cependant Disney a leurs propres éditeurs qui utilisent Harper Collins.la manière dont les choses vont se passer pour Diamond pourrait affecter la viabilité du marché direct actuel.


3. La Question Contente.  Pixar a  rejoint le conseil d'administration de Disney qui lui a donné une grande autonomie. Pixar cependant fait généralement du contenu avec une audience plus jeune, la Marvel va souvent aux extrêmes des bandes dessinées courantes avec les Punisher et consorts,  tant avec la violence extrême, la nudité ou les gros mots. Disney distribue beaucoup d'autres films avec des questions semblables. Mais l'aspect comics sera-t-il un point de friction avec quelqu'un de Disney, incapable de dissocier le message de la forme ? Et avec la longue expérience de Disney en matière de films, l'interférence arrivera-t-elle non seulement dans les bandes dessinées, mais aussi dans les films ?

4. La Question de Déséquilibre du Marché. Étant donné les ressources de Disney, la Marvel aura le pouvoir et les moyens de faire pencher le marché  dans leur faveur. Déjà éditeur numéro 1, pourront-ils s'offrir des éditeurs concurrents? Prendront-ils une trop grande tranche du gâteau ? Et étant donné la diffusion  très spécialisée de l'éditeur, réduiront-ils encore la diversité  dans l'ensemble ? Ou  l'afflux d'argent et le soutien d'un conglomérat multimédia permettra à la société d'expérimenter plus loin?

5. Les Questions de Valorisation. La Marvel le vaut-elle ? Les analystes du marché disent qu'ils croient que le prix est trop haut, bien au-dessus des valorisations traditionnelles basées sur le revenu et les profits. Le soucis est que, comme arrivé avec l'achat de Marvel par Ron Perelman, les espérances et le besoin de bénéfice excéderont la capacité de la société pour leur correspondre, menant aux tentatives pour créer le gain à court terme même s'il mène à la perte à long terme.  La Souris peut se le permettre. Apparemment.

6. La Question de Boycott. Disney est une balise pour des protestations et des boycotts. Une partie de la société offense un client, soudainement toutes les parties sont affectées. Comment la Marvel fera-t-elle face à un boycott sur un tour de Disneyland - et ce qui est plus important, comment Disney réagira-t-il dans l'ensemble à un boycott des homosexuels dans des X-men  ou, et bien, puisque nous allons là, les scènes de viol d'enfant dans Marvelman  ? La propriété de Disney pourrait apporter un examen minutieux de la production de Marvel pour que personne ne se sente offensé, exit Mark Millar et Gath Ennis?

7. La Question du Parc à thème. En ce qui concerne les adaptations de films faites par d'autres studios ? Toléré pour la longueur du contrat, après les attractions seront-elles transférées pièces par pièces d'Universal à Disneyland?

8. Howard le Canard ?

9. Qui est le plus fort, M. Incredible ou la Chose ?

10. Y aura t il des comics sur les Jonas Brothers?

CrossGen ? Acheté par Disney pour  obtenir les droits d' Abadazad, c'est un univers comics de fantaisie avec une fanbase existante et maintenant accessible à Marvel.

Certaines questions ont déjà été résolues, la suite l'année prochaine!