Central-Comics Paris
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vendredi 27 novembre 2009

piqure de rappel!




C'est bientôt Noël, les crises de foies et le temps de lire de belles choses, le temps de le prendre, le temps.
Tout les jours de la semaine prochaine on va vous mettre en ligne notre sélection des immanquables de ce noël!
pour le moment juste une micro note en forme de piqure de rappel pour vous (re)signaler 3 choses:
1°)
Turalo sera entre nos murs à partir de 16h, vendredi prochain (le 4/12).
Il dédicacera "le dico des blogs", mais aussi sa bd "Le blog de f(R)".
Le blog de F(r) est un amusant hommage rendu à l'un des plus grand dessinateur belge du siècle dernier.
Franquin, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a fait installer l'adsl dans sa tombe et il succombe à la mode bd du moment, le blog!
C'est drôle, bourré de caméos, mais hélas pas du gout de tout le monde puisque la semaine dernière,l'éditeur a demandé de retirer de la vente l'ouvrage, suite à une demande de Marsu prod, propriétaire de la marque Franquin.
La dédicace de Turalo étant prévue avant, nous avons décider de la maintenir.
Tout simplement car une simple demande de retrait a été effectué( et non pas une interdiction de vente qui nous aurait bien embêter).
Rien donc ne nous interdit de vendre ce livre, qui par les aléas de l'édition va devenir forcement collector!
Turalo est un bon dessinateur, très sympa, une agréable rencontre en perspective!
2°)
De 18h à 22h, le même vendredi 4 décembre, le bar La légende, les éditions Foolstrip et Apo (k) lyps comics s'associent pour organiser une rencontre entre les auteurs franciliens du "Dico des blogs" et leurs lecteurs!
Pour le moment 9 auteurs ont déjà signaler leur participation au 100 rue Legendre(l'adresse du bar).
D'autres noms s'ajouteront peut être à la liste suivante:
-Paprika
-Kek
-Giula Jones
-Princesse Capiton
-Tim
-Allan Barte
-Louna
-Wayne
-Turalo (qui rejoindra le bar une fois sa séance de dédicace finit à la librairie)
...
retrouvez dans nos liens l'adresse de leur blog respectif pour vous faire une idée de leur travail respectif!

3°)
Enfin,nous évitons généralement le copinage, mais quand c'est pour une occasion unique on ne se prive pas:
A l'Espace Jourdain, cette année le Père Noël est un artiste...
Les 27,28 et 29 novembre venez découvrir toute une sélection de beaux cadeaux de noël!
Peintures, sculptures, mobilier asiatique, céramique, arts de la table, bijoux, luminaires, etc...
Avec également un espace dédié aux enfants!
Mobilier, luminaires, doudous, accessoires, etc...
Pleins de belles choses pour toute la famille!
C'est à l'Espace Jourdain, 3 rue Jean Baptiste Dumay, 75020 Paris - Metro Jourdain.
à la semaine prochaine!

mercredi 25 novembre 2009

Dédicace dico des blogs, vendredi 4 décembre de 18h à 22h


Foolstrip et la librairie Apo (k) lyps organisent une grande séance de dédicace autour du livre "Le dico des blogs"
9 auteurs présents!
- Turalo
- Kek
- Paprika
- Giula Jones
- Wayne
- Tim
- Allan Barte
- Princesse Capiton
- Louna
Certains auteurs seront présent de 18h à 20h, d'autres de 20h à 22h.
Une ambiance conviviale pour un événement d'exception!
Venez boire un coup avec les auteurs et vous faire dédicacer votre livre dans un lieu chaleureux!
et peut etre que d'autres blogueurs se joindront?

Tout cela se passe au bar La Légende, 100 rue Legendre, 75017 Paris.
à la semaine prochaine!
p.s. et n'oubliez pas que Turalo sera à la boutique des 16h!

mercredi 18 novembre 2009

Argh!



Je pensais que Panini publiait la fin de 'Transmetropolitan", l'un des meilleur comics existant, et bien NON!
il reste 6 n° a publié avant d'avoir l'intégralité sous la main!
SPIDER RULEZ!

La saison des fleches


Préparez vos parapluies, novembre est arrivé et a amené avec lui, "La saison des flèches".

Ce mois de novembre est vraiment riche en très bonnes bandes dessinées, à tel point qu'on ne sait plus quoi lire à Apo(k)lyps tellement la tentation est forte de toute part. Il ne reste qu'à se fier à son instinct de libraire, au hasard et aux conseils éclairés que l'on peut recevoir afin de choisir quoi lire en premier. Hier, porté par tous ces éléments, mon choix s'est arrêté sur "La saison des flèches" de Samuel Stento et Guillaume Trouillard.

L'histoire, après quelques pages sans texte qui nous placent le décors, commence par une étrange brochure qui nous explique comment bénéficier d'un indien chez-soi pour la modique somme de 19F. Les protagonistes de cette histoire vont donc profiter de cette offre et découvrir les joies de la vie en compagnie de véritables indiens fraichement sortis d'une boite de conserve. Car oui, dans l'univers étrange de "la saison des flèches", un indien (et toute sa famille) peut tenir tout entier dans une boite de conserve somme toute très classique.

D'abord amusé par les entreprises de leurs locataires (qui sont alors traités comme des animaux de compagnie plus que comme des êtres humains), leur perception change peut à peut, passant de l'inquiétude à l'adoption de certaines coutumes indiennes. Le journal tenu par le mari d'abord extrêmement présent laisse finalement la place à un récit principalement composé d'images.

Ce changement est symptomatique du processus principal engagé dans cette bande dessinée. Tout y est évolution, transformation et, quelque part, élévation. Un indien sort d'une boite de conserve, le Far West s'invite dans un appartement et l'homme retrouve la nature sauvage.

Onirique, captivant, un brin écologiste, le tout soutenu par de magnifiques dessins à l'aquarelle, cette BD saura vous faire entrer dans son univers atypique.

La saison des flèches
Samuel Stento - Guillaume Trouillard
Les Éditions de la Cerise
20€

samedi 14 novembre 2009

selection brunch manwha, suite et fin!

Le visiteur du sud 1&2
Oh Yeong Jin, technicien sud-coréen du bâtiment est envoyé en Corée du Nord pour installer des canalisations. Sur le chantier, le manque de moyens et l’organisation rigide de la vie quotidienne compliquent le travail. Dans les discussions, les questions politiques émergent parfois, mais rien ne doit remettre en cause l’idéologie d’état. Les échanges entre les Coréens du Nord et leur « visiteur du Sud » empruntent des chemins tortueux qui en deviennent comiques. Pourtant, malgré les différences culturelles et sociales entre nord-coréens et sud-coréens, le séjour de M. Oh laisse entrevoir bien des points communs.

Ce livre, publié en Corée du Sud par GCK Books en 2004, a été primé à plusieurs reprises :
2004 Best Planning, SICAF Award, Seoul
2004 Special Prize, Korean Comic Award, Seoul)
et vient de recevoir en France le Prix Asie-ACBD 2008 pour la traduction française aux éditions Flblb.

Le tome 1 du Visiteur du Sud, relatait l’arrivée, puis les premiers mois en Corée du Nord de Oh Yeong Jin, chef de chantier sud-coréen, envoyé de l’autre côté de la frontière pour installer des canalisations. Dans le tome 2, l’auteur se fait plus introspectif, et évoque même sa pratique du journal intime, tout en poursuivant son portrait de la Corée du Nord au quotidien. Sur le chantier, dans les champs, dans les bars, partout où la vie suit son petit bonhomme de chemin, malgré les contraintes imposées par le gouvernement, son trait expressif, proche du dessin de presse, souligne les incongruités et les décalages entre habitants du Nord et du Sud, autant que leurs points communs.
Les histoires dessinées sont entrecoupées de textes qui développent certains aspects historiques ou culturels.


Park Kun-woong a publié Fleur en 2002. Créateur de bandes dessinées impliqué dans de nombreux mouvements artistiques, il développe tout particulièrement le thème des traumatismes de l'histoire contemporaine de la Corée. Un premier tome muet, qui raconte l'occupation japonaise de la Corée. Deux autres consacrés à la guerre qui séparera le Nord du Sud, du point de vue d'un villageois torturé par les soldats du Sud à la recherche des communistes que, finalement, il ralliera. Imitant la gravure sur bois et l’estampe, Park Kun-Woong, 30 ans lors de la publication, signe une épopée majeure, pleine de vide et de sens. Un travail que le jeune auteur a mis cinq ans à réaliser dans un style expressionniste, mêlant originalité et puissance d’évocation rarement atteintes. Jaeng-tcho, le personnage principal, est maintenant un vieillard croupissant dans une geôle sans espoir et refusant de céder, même à la torture. Ses souvenirs représentent son unique refuge. Plus que l’histoire tourmentée du XXe siècle coréen, Fleur transcende par son style fragmenté la simple énumération tragique. Amour, amitié, trahison, violence inhumaine et imbécillité bien humaine, Jaeng-tcho invite à traverser sa vie, que ce soit sous l’occupation japonaise ou dans le camp des partisans du Nord, qu’il rejoint pour fuir la violence du Sud dont les soldats n’hésitent pas à anéantir des villages entiers ou à enfermer des peintres qui utilisent du rouge dans leurs toiles... Avec la vie comme seul objectif, le récit illustre à merveille la phrase de l’un des compagnons pour qui la plus belle des fleurs est celle «de l’espoir qui a surmonté toutes les souffrances pour voir le printemps». Une telle histoire, terrible et sensible où les «bons» et les «mauvais» ne sont pas clairement déterminés, était encore impensable il y a quelques années dans le Pays du Matin calme.

Peu après Fleur, le dessinateur Park Kun-Woong revient sur les tueries dont son peuple fut témoin au début des années cinquante, conflit fratricide diligenté par la politique néo-colonialiste américaine. Une guerre profondément ancrée dans l’inconscient collectif coréen et une Histoire manifestement tue pendant un long moment, comme en témoigne l’écart de plus de cinquante ans entre l’auteur et le dessinateur de ce livre. Plus accessible que Fleur, dont le premier tome, muet, a pu rebuter quelques lecteurs, Massacre au pont de No Gun Ri présente un historique détaillé de la guerre de Corée, tout en centrant son propos sur la tuerie dont furent victimes près de 300 civils, réfugiés sud-coréens, pris sous le feu zélé de l’armée américaine, et ce 4 jours durant.
Une fresque glaçante de la barbarie impérialiste et de la déshumanisation guerrière. La force de ce récit réside dans la justesse du ton employé par l’auteur et cette cassure qu’il a su instaurer. Après la sensation de froideur inhérente à des événements qui semblent éloignés lors de la première partie, le contraste avec ce qui suit est terrible. La puissance évocatrice des propos rapportés par les victimes ayant survécu est d’une force sans égale pour exprimer l’atrocité de l’instant, un instant qui se dilue sur quatre jours. Ce temps qui n’en finit plus d’être exploré dans ses moindres recoins par Park Kun-Woong, à tel point que le lecteur en arrive tôt ou tard à ressentir le besoin d’en sortir tant la nausée le prendra à la gorge, tant le procédé d’identification sera efficace et douloureux. Si le dessin conserve des traits fortement évocateurs, la colorisation en différents niveaux de gris évite le voyeurisme et permet au texte de toucher avec précision certaines cordes sensibles. Mais derrière ce premier rideau de douleurs, encore plus dures et profondes sont les décisions que ces damnés vont être amenés à prendre. L'illustration en noir et blanc est tout simplement magistrale. Le trait de Park Kun-woong est d'une simplicité redoutable, terriblement efficace et d'une grande expressivité. En Corée ses livres sont publiés par Sai Comics, petit éditeur dont l’approche éditorial peut s’apparenter à celle de l’Association en France.

vendredi 13 novembre 2009

selection brunch manwha

Corée

Histoires courtes mettant en scène l'univers de la Corée sous forme de bandes dessinées réalisées par 6 auteurs français (Catel Muller, Igort, Guillaume Bouzard, Hervé Tanquerelle, Vanyda et Mathieur Sapin), avec, en réponse, la vision de leur propre pays de 6 auteurs coréens (Lee Doo-ho, Park Heung-yong, Choi Kyu-sok, Byun Ki-hyun, Chae Min, Lee Hee-jae). En 2006, un an après la parution de Japon (sous-titré « Le Japon vu par 17 auteurs ») dans sa collection « écritures », Casterman reprend la même formule pour nous servir un Corée (ou « La Corée vue par 12 auteurs ») — et une couverture presque à l’identique, des auteurs mentionnés en arc de cercle jusqu’au duo « enfant + animal » pour l’illustration. Les choses changent un peu à l’intérieur, puisqu’on n’y trouve pas d’autre fil directeur que l’alternance auteur occidental / auteur local, contrairement au précédent volume où les histoires étaient organisées autour d’une lente remontée vers le Nord de l’Archipel.

Du côté occidental, pas forcément de surprise — les auteurs sont un peu moins « en vue » que ceux qui étaient du voyage nippon, mais il faut se rendre à l’évidence que le dépaysement cède le pas devant ces univers narratifs déjà plus ou moins établis. Bouzard ou Mathieu Sapin ont beau être en Corée, ils signent avant tout du Bouzard (tendance autobio gentiment surréaliste) et du Mathieu Sapin (personnages barrés et une bonne dose d’absurde), se contentant d’y rajouter l’étonnement face à l’altérité.
Par contre, la découverte est du côté des régionaux de l’étape, puisque, contrairement à Japon qui ne recelait qu’un seul auteur encore non publié en France au moment de sa parution, quatre des six auteurs coréens du recueil sont dans ce cas — l’occasion de repérer des coups de patte (Doo-Ho Lee, Hee-Jae Lee) ou d’apprécier des voix prometteuse (Ki-Hyun Byun, Chaemin).

Quelques jours en France

Fin 2006, sous le titre Corée, Casterman publiait, dans la collection Ecritures, un recueil de douze fictions courtes consacrées à ce pays d’Extrême-Orient. Après avoir séjourné sur place, six auteurs francophones y portaient, en toute liberté, un regard personnel et subjectif sur le « pays du matin calme », rejoints par six auteurs coréens invités à porter témoignage de leur culture et de leur environnement.

Conçu selon un schéma pratiquement identique, l’ouvrage collectif qui paraît en cette rentrée est en quelque sorte la réplique à l’album de 2006. Après avoir séjourné et circulé en France pour préparer ce livre, six auteurs coréens, chacun sous la forme d’une fiction originale d’une quinzaine de planches, témoignent en toute subjectivité de leur expérience d’immersion française. En complément, quatre auteurs francophones racontent à travers une fiction inédite, chacun à sa manière, ce qu’est leur perception de la société française d’aujourd’hui.

Un regard riche, composite et contrasté, qui permet de redécouvrir sous un angle neuf le travail de chacun des dix auteurs associés à cet ouvrage collectif.

jeudi 12 novembre 2009

Dédicace!

Turalo, auteur du "Blog de Franquin" ( livre qui va etre retiré de la vente dans les prochains jours)sera en dédicace à la librairie!
viendez nombreux à sa rencontre!

Brunch manhwa 3eme épisode




Si les lecteurs francophones connaissent bien, désormais, le manga japonais, il découvre à peine ce qui se fait en matière de manhwa, la bande dessinée coréenne. Véritable phénomène culturel et commercial, le manhwa peine à se développer en dehors des sentiers rebattus du manga. Cependant, des formes plus radicales et des propos d'auteurs véritablement contemporains émergent des dizaines d'écoles de bande dessinée de Séoul. Un seul éditeur a eu le courage de les éditer: Saï Comics, de Kim Dae-Joong. La 5e Couche a choisi de traduire dix d'entre-eux. Pour de meilleurs lendemains rassemble la crème de bande dessinée coréenne contemporaine. Ces dix auteurs à la narration et au graphisme puissants font partie, pour la plupart, du collectif Anazo, issu de la section animation de la Korean National University of Arts. Ils explorent chacun à leur façon leur univers intime ou quotidien, avec des moyens graphiques toujours renouvelés.
Jolie idée que celle des éditions La Cinquième Couche de proposer un panorama de la bande dessinée coréenne, histoire de prouver que le coup de crayon au pays du matin calme n’est pas qu’une pâle imitation des mangas japonais. Le manhwa, le comics de Corée du sud, apparaît à travers ce livre, comme riche et varié, novateur et libre. Pour De meilleurs lendemains regroupant une sélection de travaux de 10 auteurs savamment choisis, et pour la plupart membres du même collectif. Si certains trucs tiennent davantage de l’improvisation et/ou de l’expérimental purement graphique un poil hermétique, d’autres donnent avec bonheur dans l’absurde corrosif, tant dans le trait que dans le scénario (Je Me perds dans le carrefour), ou distillent une jolie et fine mélancolie (Celle Que j’aime). Une variété qui fait de cet ouvrage un florilège donnant largement raison à La Cinquième Couche: la Corée est un vivier graphique !

mercredi 11 novembre 2009

Brunch manhwa 2eme épisode!




Quitter la ville

C’est prendre ses distances avec Séoul, cette mégalopole anthropophage qui en laisse plus d’un sur le carreau, à l’image de Chamallow, le narrateur/auteur. Dessinateur sans le sou, obligé de se briser le dos en tâches ingrates pour survivre. Kim Su-bak nous parle de son quotidien, et évoque une période de sa vie lors d’un voyage qui le mène hors de la ville, à la recherche d’un ami qui lui, a déjà décidé de tourner le dos à une certaine modernité, pour vivre plus simplement loin, loin dans la campagne. « Partir voir quelqu’un, cela signifie aussi quitter quelqu’un ou quelque chose. La vie me semble ainsi être ce mouvement permanent entre séparation et rencontre. La séparation est toujours solitaire et douloureuse. A force de séparations, j’ai fini par les aimer. Quand je voyage, je me rends compte en me baladant ici et là que je me découvre moi-même. C’est amusant d’apprendre à se connaître. »La vie pas toujours facile d'un jeune dessinateur sans le sou qui a 1 an de retard sur son loyer et fini par aller squatter un immeuble en construction. Il n'avance pas sur son projet de dessin (on le voit jamais dessiner !). Il fait petits boulots sur petits boulots dans une agence d'intérim, dans le bâtiment, acceptant des emplois pas toujours faciles. Un de ses amis est parti s'installer à la campagne, abandonnant sa vie « survolté » de séoulite. Notre jeune homme pense de plus en plus à aller le rejoindre pour quitter cette vie qui ne mène à rien. Dans le premier volume, nous somme plongé dans la vie urbaine à Séoul. Séoul est l’un des deux personnages principaux de ce récit.

Outre son trait très dense, ses cadrages inaccoutumés, et ses allers-retours entre réalisme et onirisme, on se passionne pour l'itinéraire de ce charmant looser. Avant de quitter la ville pour rejoindre un ami qui s'est retiré loin de tout, l'auteur revient sur son quotidien à Séoul. Il est plus que désargenté : il ne mange que des œufs et n'a pas payé son loyer depuis bien longtemps. Il prend donc le chemin de l'agence d'intérim où il fait la connaissance d'ouvriers journaliers qui comme lui essaient de s'en sortir grâce aux travaux de chantier. Kim Su-Bak dépeint la société coréenne à travers ces marginaux, tous chargés d'une histoire tantôt burlesque tantôt pathétique. Le premier volume de ce diptyque, fait de flashbacks, de digressions et de réflexions en tout genre, nous permet de découvrir pour la première fois en français le travail de Kim Su-bak, et fait se marier avec intelligence et humour l’anecdotique à l’universel. L'ensemble est brillant, voire plus, et le second volume est attendu avec impatience.



-Quitter la ville, Kim Su-Bak, Atrabile 2009, 20€